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Prédication 08 12 18 be Es 35, 1-10

Voir ! Qu’est-ce qu’il y a de si important à voir ? Was ist so wichtig zu sehen?

Psaume 146:8 L’Eternel ouvre les yeux des aveugles, der HERR macht die Blinden sehend. Esaïe 29:18 En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre ; Et, délivrés de l’obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront. Esaïe 42:16 Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu’ils ne connaissent pas, Je les conduirai par des sentiers qu’ils ignorent ; Je changerai devant eux les ténèbres en lumière.  Aber die Blinden will ich auf dem Wege leiten, den sie nicht wissen; ich will sie führen auf den Steigen, die sie nicht kennen. Ich will die Finsternis vor ihnen her zum Licht machen Esaïe 59:10 Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, Nous tâtonnons comme celles et ceux qui n’ont point de yeux.

Selon l’Ancien Testament, le Seigneur Dieu a le désir intense de nous ouvrir les yeux à sa réalité à lui, sa réalité. Il envoie des prophètes, il envoie Jésus pour que nos yeux s’ouvrent à la réalité de Dieu. Der Gott möchte , wir sehen sein Realität, das ist nicht unser. Das Realität des Gottes hat eine Verbindung mit dem Licht. Das Licht von den Hirten und den drei Königen gesehen. Nicht alle sehen dieses Licht.

La réalité de Dieu a un lien avec la lumière, la lumière de la Résurrection, la lumière de Noël, la lumière qui éclaire les bergers dans la nuit, la lumière suivie par les mages  Les bergers, et les mages ont vu la lumière, d’autres aussi : pas tout le monde. La lumière d’en haut vient sur la terre, elle est sur la terre : où est-elle ?

Dieses geistliche Licht existiert auf der Erde ; warum ist es so schwierig, es zu sehen und zu empfangen?

Pourquoi est-ce si difficile d’accueillir cette lumière ? Un texte rabbinique raconte : Au début, Dieu sépara les eaux et la terre ferme puis il laissa pousser les arbres-fruits totalement consommables. Mais en fait, les arbres, qui sont le symbole de l’être humain, ne furent pas totalement consommables mais portaient des fruits. Il y a là une désobéissance symbolique des arbres, qui annonçait déjà une difficulté qui est dans l’être humain.

Die Person, die sieht, gehorcht dem Willen des Herrn. Der Heilige Geist gibt das. La personne qui voit, obéit à la volonté de Dieu.  L’action de voir, de ne plus être aveugle, est liée à l’action d’obéir à Dieu. Et c’est L’Esprit Saint qui donne de voir, de parler, d’obéir, et de marcher selon la volonté de Dieu.

L’aveugle peut voir la lumière tout en restant aveugle, une personne sourde entendre la lumière, une personne muette parler de la lumière, et une personne boiteuse marcher sur le chemin tracé par le Seigneur. Denn wir sind blind, dumpf, unrein, und lahmend vor dem Licht des Herrn.

Les infirmités dont il est parlé ici est une manière de rendre concrets et clairs les obstacles qui nous empêche de voir la réalité de Dieu.

Aux versets 8 et 9, le prophète Esaïe parle d’une route réservée aux personnes qui appartiennent au Seigneur. L’impur-e n’y passera pas, ni les bêtes féroces, non pas qu’ils soient rejetés, tout simplement ils ne voient pas ce chemin. Der Herr hat einen guten , heiligen Weg geschafft, niemand ist davon abgelehnt, aber einige Personen sehen einfach diesen Weg nicht.

Dans le texte de l’Evangile de Matthieu, chapitre 11, Jean Baptiste, alors qu’il est en prison, envoie ses disciples demander à Jésus s’il est bien le Messie attendu. Et Jésus répond : aller dire à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les personnes lépreuses sont purifiées, les personnes sourdes entendent, les personnes mortes ressuscitent et il est annoncé la Bonne Nouvelle aux pauvres. Jésus sagt, er ist der Messias, weil er die Augen der Blinden öffnen (Matthaus 11). Aber warum hat er alle nicht geheilt?

Il est quand même assez étonnant que Jean-Baptiste, lui qui a baptisé Jésus et vu descendre sur lui l’Esprit de Dieu, pose cette question. Je peux le comprendre, et vous aussi peut-être. En tant que lumière de Dieu et Messie , pourquoi Jésus n’a pas empêcher Jean-Baptiste d’avoir la tête tranchée ? Oui, Jésus a guéri des aveugles, mais pas tous les aveugles,  idem d’ailleurs pour les personnes sourdes, muettes, lépreuses, possédées et boiteuses. La Bonne Nouvelle ou la lumière de Dieu a touché les plus pauvres, alors pourquoi existe-t-il encore tant de misère qui se révèle aujourd’hui dans la révolte des gilets jaunes en France ?

Viele Leute wendet sich vom Gott ab, denn sie sehen nicht, die Weissagungen der Propheten und Jesus werden tatsächlich realisiert.

Bien des gens se détournent de Dieu, car ils pensent que  les prophéties ne se sont pas réalisées. Je vous pose maintenant cette question : Et si cette joie sans limite dont parle le prophète Esaïe était là, bien présente parmi nous, au milieu de nous, en nous ? Et que nous ne voyons pas cette joie sans limite à cause de notre aveuglement ?

Und wenn die ewige Freude des Herrn war da, in der Mitte von uns, in uns ? Und die Blindheit verhindert uns, sie zu sehen ? Was ist diese Blindheit ? Sind die Barrieren, die wir um uns bauen ? Neid, Urteile, die Gnade von Gott nicht anzunehmen?

Encore une question que je vous propose : et si cet aveuglement était du aux barrières que nous construisons autour de nous, avec des coutumes et des habitudes sans utilité, les jugements, la jalousie, la convoitise et la grâce ou le pardon de Dieu refusés ?

Das Realität des Herrn ist nicht im Böse und in der Finsternis, sein Realität ist das Licht und die Hoffnung, das Licht von Weihnachten und der Auferstehung. Die Augen öffnen zu haben ist dieses geistliche Licht und ewige Freude überall zu entdecken.

La réalité de Dieu n’est pas dans le désespoir, le découragement, les plaintes et le mal : avoir les yeux ouverts, c’est découvrir la lumière de Dieu, la lumière de Noël, et celle de la résurrection, même au plus profond de la ténèbre. Avoir les yeux ouverts, c’est se libérer de ce qui n’est pas Dieu, de ce qui n’est pas lumière, et respirer la joie de Dieu sans limite.

Amen!

 


 

Sermon du 1° de l'Avent 2018 de Claudine Hornung

Nous entrons aujourd'hui dans le temps de l'Avent. Ce mot vient du latin "adventus" , arrivée . Par la naissance de Jésus, Dieu arrive parmi les hommes, Jesus nait, grandit enseigne et meurt parmi les hommes. Il est ressuscité puis a rejoint son Père . Mais il a promis qu'il reviendrait , et depuis nous l'attendons. C'est de ce retour, de cette nouvelle arrivée qu'il est question dans la parabole que nous lisons aujourd'hui.

Comment le thème de l'attente s'exprime-t-il ici dans ce texte un peu complexe
La parabole nous parle du surgissement de Jésus: il faut être prêt à son arrivée mais comment se passe la rencontre avec Jésus au moment où il arrive dans un cri ? quelles sont les difficultés de la veille ?

Pour situer  la parabole dans le contexte il faut relire les derniers chapitres de Matthieu dans lesquels Jésus avertit ses disciples que Le "Fils est proche"; aux questions redoublées des disciples, Jésus montre par 4 paraboles ( les deux hommes aux champs, le serviteur fidèle, les dix vierges, les talents) qu'il y a le devoir d'être prêts jusqu'au jour où retentira comme dans notre texte un cri  au milieu de la nuit " voici l'époux".

Essayons de dégager quelques directions d'interprétation. Le cadre général est celui d'un mariage oriental (le thème de la fête est souvent associé à celui du Royaume de Dieu, La Bible aime à nous représenter le Salut sous les traits d'une noce Dieu se lie à ses enfants par un lien d'amour et de fidélité semblable à celui des époux): des demoiselles d'honneur  (parthenoi) sont chargées d'aller chercher habituellement l'épousée et de la conduire à la maison de l'époux. Ici pas d'épousée, seul l'Epoux semble être important . Les jeunes filles ont accepté l'invitation, elles ont déjà répondu à l'appel de Dieu, elles se réjouissent de participer à la fête.
Ces demoiselles d'honneur se divisent en deux groupes: celles qui font provision d'huile pour les lampes et celles qui ne sont pas assez avisées pour y penser ou qui n'y pensent qu'au dernier moment. C'est évidemment insensé de ne pas avoir de quoi éclairer le chemin de l'époux et voir les étapes de la cérémonie. Toutes les jeunes filles s'endorment, l'époux arrive à un moment inattendu, souligné par un cri- peut être l'annonce d'un renversement, de l'arrivée d'un monde nouveau- et là se situe un épisode peu glorieux: les jeunes filles sages non seulement refusent de partager leur provision mais elles  ont le droit d'entrer avec l'époux alors qu'elles viennent de se comporter comme des égoistes. Et comment accepter la dureté du maitre qui ferme la porte aux 5 étourdies? Ce que je comprends du refus des filles avisées: la foi ne se partage pas, personne ne sera sauvé par ma foi si ce n'est moi-même. De la même facon, personne ne peut croire à ma place. Les cinq jeunes filles insensées n'ont pas compris non plus qu'il ne faut pas rater l 'arrivée de l'époux, quand elles reviennent de leur course infructueuse, il est trop tard, la porte est fermée : il ne faut pas manquer l' arrivée de la Grâce, nous reviendrons sur ce point tout à l'heure
Le personnage principal c'est le marié dont le mariage intervient après de nombreux préparatifs , comme en Palestine à l'époque où le mariage était un contrat d'alliance entre deux familles , avec discussion des clauses et un ordre imposé ou en tous cas  bien fixé à l'avance . Ce marié c'est Jésus: il arrive en retard sans excuse, sans justification. Nous avons souvent dit ici que les raisons de Dieu ne sont pas celles des hommes; Jésus bouleverse, il dérange l'horaire établi comme il a choqué le monde religieux de son époque. La tradition et les rites ne sont pas importants: il apporte un ordre des choses nouveau, ce qu'aucune des personnes impliquée dans la préparation  de la noce n'avait prévu: il apporte la Grâce et le Salut.: Mais il existe un temps de la Grâce pendant lequel il faut avoir de l'huile, il faut se convertir et croire, pour être à son tour une petite lumière dans notre monde obscur. Demain il sera peut-être trop tard et il ne faut pas jouer avec la Grâce de Dieu. Quand Dieu est là, il faut être prêt, il faut lui ouvrir sa porte, son cœur, sa vie.
Le symbole de l'époux évoque une situation d'amour: dix demoiselles d'honneur ont accepté l'invitation de l'époux, elles se préparent à l'arrivée d'une autre dimension dans leur vie. Cela suggère là encore l'idée d'un bouleversement: Dieu fait une alliance non pas fondée sur la Loi mais sur une relation d'amour, non pas l'alliance avec un peuple mais avec des individus. Dieu nous apporte l’amour, là non plus il ne faut pas rater l’occasion d’une union qui va changer notre vie.

Qu’en est-il maintenant de l’attente ? Les cinq jeunes filles insensées n'ont pas su s'organiser calmement puis attendre calmement, elles se sont mises à courir dans tous les sens pour réparer leur manque de préparation. . Nous aussi nous sommes impatients, il faut que tout aille vite, que les problèmes de société se règlent sans le passage par des réformes douloureuses, que la fortune matérielle, le succès arrivent directement après les études, que la communication fonctionne toujours plus vite, que tout problème trouve sa solution,  bref que notre monde s'améliore. Mais cette parabole nous rappelle que c'est l'attente et la veille qui doivent être au centre de notre vie chrétienne, Attendre, cela veut dire réaliser que l’on éprouve un manque ; si j'attends une lettre, un mail c'est parce que j'en ai besoin pour être rassurée, si j’attends le train, j’en ai besoin pour me déplacer. Il faut que nous réalisions que Jésus nous manque, que notre vie sans lui confine à l'inanité, au vide. En même temps cette attente comporte un espoir, la certitude d'un Sens. Le Seigneur nous assure qu'à aucun moment le lien d'amour qu'il a suscité ne sera brisé: Jean 14, 3: " je vous prendrai avec moi, si bien que là où vous suis, vous serez aussi." Attendre cela veut dire la persévérance: je dois prévoir que celui ou celle que j'attends peut avoir du retard, je dois un peu rester sur le quai pour ne pas le, la manquer. Et l'Evangile n'est pas à vivre dans l'instant mais toute une vie, une vie haletante et difficile mais guidée par la Parole. Attendre cela veut dire être patient , de cette patience que nous recommande souvent l'Evangile: " sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience" Jacques 1, 3 ou 1 Timothée 6, 11 " pour toi l'homme de Dieu, fuis ces choses et recherche la justice, la vertu, la foi, la charité et la patience. Nous ne savons ni le jour ni l'heure du retour du Christ : Il s'agit donc d'être toujours vigilant, de s'examiner pour savoir dans quelle direction nous devons persévérer. Tout le problème est que si on est dans l’attente on a du mal à faire autre chose et pendant ce temps, la terre tourne , la société avance et nous devons agir. Nous devons donc veiller, attendre le retour du Seigneur sans nous mettre à l’écart des autres, de la société Un théologien allemand , Wilbert Kreiss écrit :  « L'Eglise doit vivre son temps à la fois comme si le Christ revenait demain et comme s'il revenait plus tard.". Nous ne devons ni nous isoler du monde sous prétexte que Jésus reviendra demain ni cesser de veiller et nous perdre dans le monde.

Je voudrais pour finir insister sur l'importance de l'huile. D'abord dans le monde antique, l'huile est fondamentale: elle sert à  bénir, se laver, à conserver les aliments, à cuisiner, à protéger le bois des bateaux, à éclairer, elle est centrale , comme devrait être la Parole dans notre vie; et il faut en faire des provisions. " le problème, c'est que si la nuit tombe et qu'elle dure un peu plus qu'une courte éclipse, si nos réserves de foi, d'espérance et d'amour sont un peu juste, on se retrouve sans lampe au milieu des ténèbres. C'est à ce moment-là que nous avons besoin du soutien de Dieu; nous le trouverons plus facilement si nous  avons mis en réserve une capacité à l'aimer, à l'attendre, à prier" pasteur Marc Pernot.

Certes Jésus nous donne tout mais il fait appel à notre responsabilité: il faut savoir se tenir prêts, il faut prendre sa vie et sa foi en mains, faire des provisions d'huile .Nous pouvons être assurés  que cette réserve nous permet d'attendre Dieu qui vient nous sauver. Il faut donc être présent au monde (Luther disait « qu'il planterait encore un pommier s'il savait que le Christ reviendrait demain") tout en  attendant la Fête à venir, le Monde à venir. Car il vient .

Amen!

 


 

Message Jn 18, 33-37, 24 11 18

 

Pourquoi méditer maintenant  ce texte qui fait partie du récit de Pâques, avant la fête de la naissance de Jésus ?

Parce que le temps de l’Avent comprend deux grands thèmes : l’attente et l’attente de quoi.

Nous avons parlé dimanche dernier de ce Messie attendu impatiemment par le peuple juif : sous quelle forme va-t-il se présenter? Et que va-t-il se passer quand il viendra?

Ce dialogue entre Jésus et Pilate donne de précieuses informations.

Nous observons que ce qui préoccupe le plus Pilate est de savoir si Jésus est un rival. Est-ce que ce Jésus a l’intention de prendre sa place à la tête de ce pays, et d’entrer en guerre contre l’empire romain.

Ce qui préoccupe le plus les grands prêtres, c’est de savoir si ce Jésus est le Messie annoncé par les prophètes. Ont-ils voulu contraindre Jésus à révéler sa messianité ? Car si Jésus avait été vraiment le Messie comme les juifs se le représentaient, c’est-à-dire un roi tout puissant, il aurait du au moment où il se trouvait face à Pilate, l’anéantir en tant qu’ennemi du peuple juif.

Comment Jésus s’y prend pour enseigner ce qu’il est ?

Il commence par demander à Pilate de clarifier ses intentions. Dis-tu de moi que je suis roi, parce que tu as mené une enquête sur moi par tes services d’espionnage,  ou bien parce que les grands prêtres essayent de te manipuler.

La réponse de Pilate montre qu’il ne connait pas Jésus, et que ce dernier n’est pas considéré comme une menace pour l’empire romain. Jésus a discerné la vérité : Pilate a été manipulé.  Jésus gène davantage les grands prêtres que Pilate. Pilate demande alors à Jésus pourquoi les grands prêtres l’ont livré à lui. Les raisons sont multiples et inavouables : probablement de la jalousie, et surtout un manque de discernement et de l’ignorance. En tant que grands prêtres et enseignants du peuple, ils auraient du comprendre qui était Jésus.

Jésus a cette réponse : oui, je suis bien un roi, mais pas sur la terre, ailleurs, dans un royaume que nous ne connaissons pas encore.

Dans le livre de l’Apocalypse (1, 6), que j’ai lu en introduction, il est écrit que Jésus fait de nous un royaume. Nous les chrétiennes et chrétiens nous formons un royaume ; quel royaume ? Le royaume des aveugles, des personnes sourdes et handicapées ? Ce royaume que nous formons est bien invisible aussi à nos yeux.

Les paroles de Jésus nous plongent au beau milieu du débat qui dure depuis deux millénaires : puisqu’il est le Messie, le Fils de Dieu, pourquoi ne transforme-t-il pas notre monde en un paradis pour chacune et chacun ? Pourquoi les gens pauvres et les guerres et la méchanceté humaine existent encore après sa venue?

Jésus parle d’un monde autre que celui dans lequel nous vivons tous les jours.

Et selon Jésus, c’est le monde de la vérité. Comme Pilate, notre première réaction est de dire : quelle vérité ? Les vérités sont multiples, chaque personne à la sienne. (Lire la pièce de  théâtre de Luigi Pirandello : A chacun sa vérité.)

Notre monde est pétri d’ignorance : chaque personne vit dans une sorte de  brouillard, parle et agit sans savoir vraiment ce qu’elle fait. Plus les scientifiques comprennent des mystères et plus ils en découvrent d’autres, plus nous essayons de faire le bien et plus nous faisons du mal, plus nous avançons dans la découverte de nous-mêmes ou de l’autre, et plus la vérité s’éloigne.

Quelle est la vérité ? Où est la vérité ?

Nous avons accès à cette vérité, puisque Jésus dit : « Je suis venue dans l’univers pour témoigner de la vérité, et toute personne étant de la vérité entend ma voix ».

Donc toute personne qui est en lien ou en prière avec cette vérité reçoit de croire en l’enseignement de Jésus. Cette vérité dont Jésus témoigne est intimement liée à la foi en Jésus et à son enseignement. Cette vérité nous sera probablement dévoilée dans sa totalité seulement à notre mort.

Ni la volonté humaine, ni le pouvoir, la force, les richesses, les découvertes scientifiques, la perfection morale, ou une quelconque autre supériorité permettent de l’acquérir. Cette vérité d’un autre monde, est présente dans notre monde.

Jésus ne vient pas comme un roi qui va changer notre monde par sa toute puissance comme nous le souhaiterions. Il vient témoigner de la vérité, c’est-à-dire de Dieu et de son Saint Esprit.  

Les questions alors auxquelles nous sommes confronté-e-s sont les suivantes :

 

  • Jésus viendrait-il pour parler de cette vérité à chaque personne, individuellement et personnellement, et chaque personne la comprenant selon sa personnalité propre? Comme il y a un soleil, et chaque personne sur la terre l’accueille différemment ? Dans ce cas personne ne peut dire qu’il a la vérité, la même pour tout le monde ; il a reçu la vérité qu’il comprend comme il peut, comme le Seigneur lui donne de la comprendre et de la vivre ; il ne peut imposer la sienne aux autres
  • Aux personnes qui entendent sa voix, sera-t-il aussi donné de témoigner de cette vérité, pour former ensemble un royaume hors du monde tout en vivant dans le monde ?
  • Amen!